Jeunesse Ouvrière Chrétienne

[2015.02.03] Débat sur la liberté d’expression : Rire, c’est refuser de mourir

Le vendredi 23 janvier 2015, l’équipe de la JOC de Valentigney dans le Doubs, s’est retrouvée afin de débattre des évènements récents qui ont touché le pays et de ce que la liberté d’expression implique en France. Le débat était tourné autour d’un article paru dans Le Monde, traitant du dernier numéro de Charlie Hebdo. Il a été tout d’abord rappelé que Charlie Hebdo caricature toutes les religions et a pour vocation de choquer pour faire réagir. Ils en viennent donc à dire qu’on ne peut bloquer les caricatures sous prétexte qu’elles choquent une partie de la population. En effet, dans un état laïc, les préceptes religieux ne peuvent aboutir à des lois. Selon les participants, personne ne sait exactement où la liberté s’arrête mais elle ne doit pas être synonyme de harcèlement ou arriver à l’extrémisme. Au vu du nombre important d’incidents constatés dans les écoles concernant la minute de silence, les participants se sont posés la question de la pertinence d’une prochaine campagne JOC, autour de l’éducation populaire. Auteurs : Vincent Tumay et Kevin Monchaux // Fédéraux au Pays de Montbéliard et membres de la JOC de Valentigney.

[2015.01.13] Léa, sur la route de l’emploi

Léa a 18 ans et habite Saint-Etienne dans la Loire. Elle a vécu une phobie scolaire l’année dernière. Depuis septembre, elle se donne les moyens de rebondir. Rencontre. Enchainant des petits contrats, Léa découvre le monde du travail, tout nouveau pour elle. Son parcours lui est propre, mais il fait écho à d’autres vies de jeunes. Elle a souhaité le partager : « si mon témoignage permet à d’autres comme moi de ne pas se sentir isolé, allons-y, parlons-en ! » Léa a toujours eu des facilités à l’école et est arrivée jusqu’en terminale S sans trop de difficultés. « Jusqu’au jour où j’ai eu l’impression d’être un mouton, de suivre bêtement ce qu’on me disait. Je ne trouvais pas ma place, il y avait quelque chose en moi qui n’allait pas. » Ce mal être, Léa ne le comprenait pas. « J’avais honte de ça car j’ai une vie sans trop de problèmes, une famille, des amis. J’étais en colère contre le système scolaire qui était trop théorique pour moi. On nous mettait dans une bulle, sans nous ouvrir sur le monde. » Ce sentiment a fini par avoir des conséquences sur son comportement. « Au bout d’un moment, j’ai réussi à exprimer ce que je ressentais. Pendant plusieurs mois, je ne suis plus allée en cours. J’ai tout de même passé mon Bac mais je ne l’ai pas eu. » Après cela, Léa a voulu se prendre en main et décider de son propre parcours. Elle a donc arrêté ses études et cherché du travail. Mais pas facile quand on a 18 ans et rien comme bagage. « Avant même de trouver du travail, il faut en chercher. J’ai appris à faire un CV, une lettre de motivation. J’ai envoyé des candidatures spontanées, je regardais sur le site du Pôle Emploi…j’ai fini par trouver du travail à La Poste sur les conseils d’une copine plus âgée. » Après ça, Léa a répondu à une annonce sur Le Bon Coin pour travailler dans un bar à huitres. « Ils m’ont embauché comme caissière à temps plein. Je n’y connaissais rien mais j’étais prête à apprendre, je me suis débrouillée comme je pouvais, j’étais en caisse, au service, à la plonge. Je faisais de longues journées. Un jour, je me suis faite durement reprendre par mon patron, il me reprochait des choses sur lesquelles il avait raison mais d’autres que je ne comprenais pas. Il ne reconnaissait pas le travail que je fournissais. J’étais démunie face à lui. J’aurais pu partir, mais c’était trop facile de tout lâcher comme ça, j’ai fait des efforts, j’ai pris en compte ses remarques. » Cela n’aura pas été suffisant, dans les jours qui ont suivi elle a été virée. « J’avais l’impression d’être vraiment nulle, je me remettais encore en question. En en parlant autour de moi, ça m’a rassurée, ce patron était connu pour se comporter comme ça. Cela ne venait pas forcément de moi. » Sur cette route périlleuse de l’entrée dans le monde du travail, la confiance en soi est parfois mise à rude épreuve. Aujourd’hui, Léa fait des remplacements à La Poste. C’est avec un esprit battant qu’elle continue son propre chemin. Souhaitons-lui le meilleur.

[2015.01.03] Témoignage de Joseph de la JOC du Malawi

Jociste du Monde : JOSEPH BANDA – de la JOC MALAWI « Avant de rejoindre la JOC, j’ai toujours été traité comme « le vilain petit canard » de la famille. J’ai vécu une vie de solitaire car personne ne voulait jouer avec moi. Depuis que j’ai rejoint la JOC, ma famille a vu une croissance spirituelle en moi. Je ne suis plus vu comme un outsider, mais comme faisant partie de la famille. Avant la JOC, je ne savais pas que je pouvais être un chef de file. Je n’ai jamais pensé que je pouvais contribuer au changement que je voulais voir dans ma vie et dans la société. Mais à la JOC, les jocistes m’ont fait confiance et m’ont donné des responsabilités, et aujourd’hui, je crois en moi. Je crois que je peux prendre des mesures pour apporter des changements. Aujourd’hui, je crois que je suis responsable. »

[2015.01.03] Témoignage d’Esther de la JOC de République Dominicaine

Portrait de jocistes du monde : On part en République Dominicaine avec Esther. Elle nous parle de ses conditions de vie :  » J’ai 25 ans, je suis mariée, j’ai une petite fille et je suis au chômage. Mon mari travaille pendant des heures ou des jours, il n’a pas toujours des horaires stables. J’ai déménagé à plusieurs reprises pour trouver un travail et je vis maintenant chez mes parents. Cette situation me rend très malheureuse parce que je me sens inutile : je ne fais pas d’étude, je n’ai pas d’argent. Dans cette situation, on ne peut pas vivre dans la dignité. « 

[2015.01.03] Témoignage d’un jociste du Bénin

Portraits réalisés par la CIJOC : Escale au Bénin avec le témoignage d’un jeune militant joc de 16 ans, aîné d’une famille de quatre enfants : « Mes parents sont artisans : ma mère couturière et mon père tisserand. Très longtemps, j’avais honte de présenter le travail que font mes parents à mes camarades de classe ou ailleurs et de me révéler moi -même apprenant le même métier que mon papa ! Avec la JOC, je suis fière d’être fils d’artistes et moi-même artiste. La JOC m’a formé à découvrir et à apprécier la valeur de l’artisanat et aussi la nécessité d’apprendre un métier. Pour moi, la JOC est une EDUCATRICE ! »

[2015.01.03] Témoignage d’une jociste de Corée

Témoignage d’HELENA KIM, 22 ANS, membre de la JOC de Corée ! Des paroles fortes qui font écho à notre campagne « Droits devant ». Au début de l’année dernière, je suis tombée malade, je n’ai donc pas pu travailler pendant quelques mois. Une fois soignée, j’ai été employée par une société qui fait des dessins animés et j’y ai travaillé comme animatrice de dessin animé. Mon travail était de créer des personnages et de les inclure dans une histoire. Cela exige de longues heures de travail, sur une période courte. Pour ce travail, j’ai dû quitter mes parents et j’ai dû déménager. C’était la première fois de ma vie que je quittais mes parents pour vivre seul dans une autre ville. Comme l’entreprise me l’a demandé, j’ai travaillé très dur : de longues heures en faisant souvent des heures supplémentaires. Mais j’ai continué à être traité injustement. On m’a demandé de travailler de plus en plus, mais je ne pouvais pas recevoir mon salaire pendant 6 mois. Le patron a dit : « la situation financière de l’entreprise n’est pas bonne, donc je ne suis pas en mesure de payer les employés en ce moment, mais la situation va s’arranger rapidement.» Je lui ai fait confiance. Mais je n’ai jamais reçu mon salaire. De plus, mes horaires ne me permettaient pas de rencontrer des gens, j’étais tout le temps au travail. Je suis devenu déprimée et m’écroulais. Plutôt que d’essayer de surmonter la difficulté, je ne sortais pas de ma chambre. Mes jours et mes nuits étaient inversés et ma santé s’est de nouveau dégradée. L’invitation à une rencontre de la JOC a été le tournant, moi qui était totalement seule et isolée, j’ai pu rencontrer d’autres jeunes.J’ai pu partager ma situation difficile pour la première fois. Les jocistes m’ont écouté, ils ont discuté avec moi et on a réfléchi à des solutions ensemble. Personne ne s’est moqué, j’ai été écouté avec sérieux. C’était très impressionnant. Avec l’aide de la JOC, je pouvais prendre la décision d’arrêter de travailler dans cette société et de commencer à chercher une solution juridique à mes salaires impayés. J’ai trouvé un nouvel emploi et je suis arrivée à me remettre, à retrouver le sourire. Aujourd’hui, j’enseigne l’art aux enfants et j’ai repris mes études dans le domaine du travail social. Maintenant, je sais que je ne suis plus seule pour faire face à tous les défis de la vie, qu’il y a la JOC avec moi et que si on fait le premier pas, tout est possible !

[2014.12.20] Fête des propositions

Pendant trois mois les jocistes ont été appelés à aller à la rencontre des jeunes dans leurs lieux de vie. L’objectif a été d’échanger et de discuter avec eux de leurs droits, sur ce qu’ils connaissent, sur ce qu’ils ignorent et les problèmes qu’ils rencontrent. Et maintenant c’est l’heure des « fêtes des propositions » pour partager sur les constats, les états des lieux et afin de trouver des pistes d’actions ! Elles se déroulent depuis le mois de Décembre partout en France. Que ce soit à Limoges, à Saint-Étienne, le Nord Pas de Calais, le Gard, les jocistes se retrouvent pour se former à l’action et aller à la rencontre de leurs potes. On attends de vos nouvelles pour faire connaître vos initiatives locales et vos actions en écrivant un post ici

[2014.09.01] Livret de Campagne 2014-2015

Téléchargez le livret pour vivre la 2ème année de Campagne « DroitS Devant » et retrouvez toutes les propositions travaillées par les jocistes lors de l’événement « Rassemblés pour nos Droits » ! JOC_livret CNA_2014-2015

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