Jeunesse Ouvrière Chrétienne

[2016.05.10] Programme femmes migrantes au Sénégal

Aujourd’hui nous souhaiterions mettre en avant des actions de la JOC au Sénégal. Dans le cadre d’un projet coordonné par Caritas Sénégal, la JOC locale a mis sur pied, depuis plusieurs années, un programme d’aide aux femmes qui souhaitent quitter les campagnes sénégalaises pour migrer en ville et trouver du travail. La vie de ces femmes est très dure en zones rurales car elles sont les principales victimes de la pauvreté, faute d’emploi pour elles et d’accès à l’éducation. Beaucoup font donc le choix de partir vers les grandes villes espérant y trouver une vie meilleure. Le problème est que sans formation ni expérience, les femmes se retrouvent souvent dans des situations plus désastreuses que celles qu’elles ont laissées derrière elles. Dans ce contexte la JOC du Sénégal a créé le CAEM (conseil d’appui aux employées de maison) pour permettre aux jeunes femmes d’accéder à l’alphabétisation, de faire diverses formations techniques, de découvrir et maîtriser leurs droits. Grâce à ce programme, le phénomène de pauvreté et de migration dans la région de Dakar tend à se réduire. Les femmes mettent en place des activités génératrices de revenus dans leurs villages et ne se sentent plus obligées de migrer, quand à celles qui migrent, elles ont plus de cartes en main pour s’en sortir. Le projet dans sa globalité a un bilan très positif, il permet de faire reculer la pauvreté et d’améliorer la vie des femmes. Aujourd’hui le secours catholique souhaite le faire perdurer avec un plan 2016-2018 de consolidation des acquis et de pérennisation des activités profitant aux femmes qui ont migré comme à celles qui sont restées dans leurs villages.

[2016.05.09] En mai, déménage comme il te plait !

Ou pas exactement, mais je me suis laissée emporter. Le mois de Mai, c’est souvent la période où l’on change de logement, on prend un appart’ pour ses études, on change car notre parcours nous fait bouger, etc. Aujourd’hui nous voulons vous présenter deux dispositifs pour vous faciliter un peu la vie. Il s’agit de 2 aides pour l’accès au logement. #1 dispositif CLE (caution locative étudiante) Testé depuis 2013 et dorénavant disponible dans toutes les académies, le dispositif CLE est un fond de garantie pour faciliter l’accès à la location pour les étudiants. L’état se porte garant, sans condition de revenu, pour ceux qui ne sont pas en mesure de fournir de caution. Cette aide s’adresse aux étudiants âgés de moins de 28 ans ou aux doctorants / post-doctorants de nationalités étrangères. Pour bénéficier de la CLE c’est très simple, il suffit de formuler une demande auprès du CROUS (www.messervices.etudiant.gouv.fr). Tous les logements sont concernés, la garantie est personnelle. Deux petits points à néanmoins prendre en compte : Les loyers sont plafonnés à 500 euros pour une personne seule en région, 600 en Île-de-France et 700 euros dans Paris (intramuros) Une cotisation mensuelle correspondant à 1.5% du montant du loyer est demandée en contrepartie de l’engagement de caution solidaire [normal !] #2 Le VISALE (visa pour le logement et l’emploi) Autre dispositif mis en place par l’état, en collaboration avec Action logement. Ce service vise à favoriser l’accès au logement pour les salariés précaires du secteur privé*, les travailleurs de moins de 30 ans et certains ménages aux revenus irréguliers. Ce service de cautionnement est gratuit, il peut se demander en ligne via le site www.visale.fr. VISALE permet avant tout de garantir aux bailleurs le paiement des loyers impayés durant les 3 premières années du bail mais aussi d’inciter à la mobilité professionnelle. * (CDD, sous promesse d’embauche, CDI en période d’essai, intérimaires, intermittents, apprentis, contrats aidés,…) Ces aides sont pour l’instant toujours en place mais l’affaire reste à suivre car Manuel Valls voudrait les regrouper et les étendre avec le retour de la GUL (garantie universelle des loyers). Quoi qu’il se passe, on vous tient au courant !

[2016.05.03] Jocistes d’Hier et d’Aujourd’hui

Alors que la dynamique Quartiers Libres nous suggère d’inviter nos voisins de tout âge dans les rencontres  » Entrées Libres ! « , des jocistes de la Nièvre ont discuté cet été avec Renée, une jociste de 86 ans. La scène se déroule à la limite de la région Centre, à Chatillon-Colligny pour être précis. Après plus d’une heure de route, les jocistes d’aujourd’hui arrivent devant une coquette maison de retraite. Pour inviter de nouveaux potes ? Mmmh, pas exactement. Renée a milité à la JOC à partir de 1945. À partir d’archives et de questions, la parole se délie. « J’étais dans un milieu très huppé, en tant qu’employée de maison dans la Nièvre. Puis je suis partie à Paris et la JOC m’a permis d’avoir le culot d’y rester : dans l’équipe, certaines vivaient dans des conditions épouvantables. J’ai connu le service jusqu’à 3h du matin mais chez les Bernard, j’ai eu de la chance. Toutes les employées étaient groupées autour d’une fédérale jociste. On se rencontrait et donnait des idées pour faire grandir. Il y avait beaucoup d’amitié. Fière, Pure, Joyeuse… C’est fou comme une phrase peut donner tant de joie dans le cœur des gens. Mes parents ne s’occupaient pas de moi mais il y avait une telle force quand on chantait ça ! J’étais l’ainée des filles, 16 enfants qui sont tous allés à l’assistance publique. On s’est retrouvé des années plus tard. Jusqu’à mes 21 ans je n’avais ni frère ni sœur. Et c’est à la JOC que j’ai trouvé l’amour … avec le responsable fédéral s’il vous plait ! Raymond a continué toute sa vie à s’engager dans les syndicats. Il l’était encore à 80 ans ! Tailleur sur mesure chez Lanvin, il a participé à la mise en place des convention collective pour la haute couture. » Tous ses souvenirs semblaient s’effacer et pourtant au fil de la conversation, la magie opère : Renée évoque avec un plaisir partagé, des détails de plus de 70 ans. Pour conclure  » La JOC m’a tout apporté, il n’y avait rien d’autres en ces temps-là et je n’avais personne pour me guider, seulement des patrons qui nous obligeaient à travailler. A 13 ans, ma vie a démarré. j’avais des copains, des copines : c’est de la famille encore aujourd’hui. «  Pleine d’humilité, Renée a marqué les esprits par son naturel, sa vie  » pas extraordinaire « . Touchante.

[2016.05.03] #Nuit Debout

Nuit Debout, ça te dit quelque chose ? Mouvement lancé depuis le 31 mars 2016 après l’énorme manifestation contre la loi travail, ce sont des personnes de tous horizons qui se réunissent très régulièrement, parfois tous les jours, dans des centaines de villes en France, pour échanger, débattre autours de sujets de société. Les prises de parole se font dans des commissions qui traitent de sujets multiples. Les prises de décisions se font par consensus au cours d’assemblées générales. Le projet de nuit debout est de remettre l’humain au cœur des préoccupations politiques et que chacun puisse investir et s’approprier l’espace public pour partager ses idées, faire converger les luttes. // Où ça se passe ? Il y a bien sûr Nuit Debout Place de la République à Paris, c’est là que le mouvement a commencé. Aujourd’hui il s’est étendu dans de nombreuses villes en région, dans les banlieues… Vite ! Regarde si ça bouge près de chez toi ! https://nuitdebout.fr/ville/ // Et alors ? Alors nous pensons que Nuit Debout peut être un vrai vivier de citoyenneté et d’éducation populaire, un moyen pour les jeunes de s’exprimer autrement. On t’invite, si tu le souhaite, à prendre part à ce mouvement pour vivre ta citoyenneté, tes idées !  

[2016.04.22] 11 points sur la loi travail 2.0

Vous avez été nombreux à réclamer une mise à jour de notre infographie sur la loi travail, voici enfin la version 2.0 ! Pour préparer le 1er mai, on te propose aussi un petit livret qui présente ce que nous avons obtenu grâce à la mobilisation contre la loi travail. Outil « ce qu’on a gagné »

[2016.04.15] Génération What

La JOC était mardi soir dernier à la soirée de présentation de Génération What. Génération What, c’est un projet qui donne la parole aux jeunes à travers l’Europe. L’idée c’est : une enquête, un portrait de génération, 4 films docu, 8 langues, 12 pays engagés.  Sur le site vous retrouverez les questions (enquête que l’on a partagée sur les réseaux sociaux), des portraits de jeunes, des comparaisons entre les pays scrutés et pas mal s’autres choses. Un tel projet peut être un réel outil pour la JOC, il peut vous permettre de mettre en lumière vos envies, vos besoins, en bref votre réalité de jeune en 2016, de vous inviter à débattre… Alors foncez, profitez de ce super tremplin pour vous faire entendre ! Generation What ? > le site

[2016.04.15] Rendez-vous dans un an !

Dans un an jour pour jour, rendez-vous avec JOC pour une journée d’échange, de revendication et de fête. « Jeunes privés d’emploi digne, nous ne sommes rien, soyons TOUT ! »  

[2016.04.05] Loi travail, ce qu’on en pense

Toi non plus tu n’es pas d’accord avec les propositions de la loi travail ? Voici ce qu’on en pense à la JOC. Flyer pour la manif et Parole du mouvement, n’hésite pas à les télécharger et à faire tourner en fédé ! Parole du mouvement – Loi travail Flyer Loi travail

[2015.10.28] Retour sur… La Perm’Langue des Signes

Comment vivre en étant sourd ? Comment apprendre à signer sans entendre les explications ? Que faire quand quelqu’un que l’on connait ne vous comprend pas à cause de sa surdité ? Ce sont toutes ces questions qu’une dizaine de jeunes, jocistes ou non, se sont posés durant une semaine. C’est dans une ferme que certains connaissent peut-être que cette rencontre pas comme les autres s’est vécue.  Bienvenue à Drouilles, une jolie ferme de la Haute-Vienne, rénovée à l’initiative de la JOC. Dans ce cadre magnifique, quelques jeunes de 15 à 26 ans, accompagnés par deux accompagnateurs, arrivent le 4 juillet 2015. C’est le début d’une aventure solidaire : ici, ce ne sont pas les adultes qui décident ; mais bien nous, les jeunes. Cette perm’ langue des signes, c’était d’abord l’idée d’Elodie, jociste de 19 ans, devenue malentendante à l’âge de 16 ans et de Marielle, fédérale du Loiret. C’est à « Rassemblés pour nos droits », en juillet 2014, que ce projet est né. Leur envie de faire découvrir la culture sourde et la langue des signes s’est très vite transformé en projet de perm’LSF sur 5 jours. Tous les jours, souvent avec beaucoup de rigolades, nous commencions la journée par faire un petit jeu et apprendre quelques signes utiles pour communiquer avec des personnes sourdes ou malentendantes. Très vite, nous étions capables de communiquer entre nous par signes. Chacun de nous mettait ensuite la main à la pâte pour préparer le repas. L’après-midi, nous faisions une activité (jeu, ciné-débat…), où l’un de nos sens nous faisait défaut : parfois nos yeux étaient bandés, parfois nos mains étaient liées, parfois nos oreilles bouchées. Et puis reprenaient les cours de LSF et les fous rires qui les ont accompagnés. Georgetta, 16 ans, a dit : « je n’avais aucune idée de ce j’allais faire ni avec qui j’allais être. Je ne savais surtout pas si j’allais me faire des amis… Mais c’était super cool ! A un moment, je me suis sentie sourde moi-même car on avait des casques pour ne pas entendre ce que disait les autres et on devait deviner ce qu’ils nous disaient en face. On a aussi fait beaucoup activités de confiance. » Je pense parler au nom de tous en disant que cette perm’LSF était une réussite totale et que nous avons tous appris quelque chose d’utile. Je m’en suis moi-même déjà resservi cet été ! Déborah, jociste sur la fédération du Cher, région Centre

[2015.06.05] La Rencontre Nationale de la Mission Ouvrière vue par des jocistes et futurs jocistes !

Du 23 au 25 mai, la Mission Ouvrière organisait sa grande Rencontre Nationale à Lourdes ! Un moment important pour toutes et celles et tous ceux qui sont venus vivre cet événement, notamment pour les jocistes, témoignages: Dans le bus qui nous ramène en Rhône Alpes, l’ambiance est bonne. Ça chante, ça blague, ça dort (un peu). On se remémore cette grande rencontre. Quelques réactions à chaud :   Maxime, 14 ans, Clément,15 ans, Robin, 15 ans et Rayan, 12 ans, sont en club Top Ados à Privas (07), ils sont au collège : « Notre accompagnateur nous a invité car on arrive à la fin de l’ACE, c’était pour découvrir la JOC. On a pu rencontrer d’autres jeunes de notre âge et vivre des bons moments ensemble, partager des choses, se balader, jouer. On a découvert que la JOC ça ressemble bien à l’ACE. »   Karine : « Pour moi, c’était la première fois que je venais à Lourdes. On est venu avec le vécu de notre fédé, nos questions. On a rencontré du monde, découvrir ce qui se vit ailleurs. On repart avec des idées. Je retiens surtout la découverte d’un peuple de Dieu à multiples visages, multiples richesses. »   Maud : « Je venais pour mieux découvrir la Mission Ouvrière, mettre des visages sur des militants ACO, rencontrer des Petites Sœurs de l’Ouvrier, revoir des copains de la JOC. Je repars confiante avec l’envie de revivre la révision de vie. »   Béatrice : « on s’est beaucoup questionné sur le O de la JOC dans mon groupe de marche, c’est une question importante. Parfois en tant que jociste j’ai du mal avec ça, je me sens du milieu ouvrier, sans pour autant s’avoir l’expliquer. Là on a pu en discuter et ça aide à se sentir du milieu ouvrier, à ne plus avoir peur de le revendiquer. »   Alexandre : « Un bon moment de convivialité, où on retrouve des gens qu’on connaissait. Une bonne ambiance. Ça fait du bien de discuter et de découvrir comment les mouvements se vivent ailleurs. »   Camille : « Pendant la marche, il y a avait beaucoup de défaitisme dans mon groupe, mais pendant le partage d’évangile, on a rebondi. Une dame m’a dit qu’elle voulait fonder la JOC avec des jeunes vers chez elle. »   Et dans les bouchons de la vallée du Rhône, alors que la nuit commence à tomber, on essaye de ne pas trop penser au lendemain, car l’école ou le boulot nous attendent !

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