Jeunesse Ouvrière Chrétienne

[2014.05.29] La sécurité sociale

En France, nous avons un système de santé qui offre de nombreuses garanties et estompe les inégalités en cas de maladie ou d’accident. Parfois remise en question car onéreuse pour notre pays, parfois un casse-tête pour comprendre à quels droits est-ce qu’on accès… elle reste un vrai atout pour tous. Pour ne pas se perdre, voici ce qu’il faut savoir sur la Sécurité sociale. • Prestations de la Sécurité sociale Prestations en nature : Les prestations en nature sont destinées au remboursement total ou partiel des dépenses médicales, paramédicales et des frais d’hospitalisation. Les bénéficiaires sont l’assuré et ses ayants droit : – 70 % des frais d’un médecin conventionné (pour le savoir, demande la liste des médecins non-conventionnés et de ceux qui dépassent les tarifs) – 60 % des frais auxiliaires médicaux et de laboratoire – 65 % de la plupart des médicaments, 35 % pour certains médicaments de moindre importance (fortifiants, levures…), et jusqu’à 100 % pour certains médicaments très coûteux. A savoir : quel que soit le montant des remboursements, il y a toujours, à la charge de l’assuré, une participation forfaitaire de 1 € par consultation chez le médecin généraliste ou spécialiste et pour tout examen biologique ou radiologique. Prestations en espèces : Les prestations en espèces sont un revenu de substitution servi à un assuré privé de son revenu du fait de la maladie, la maternité, l’accident de travail, la maladie professionnelle ou la vieillesse. Il s’agit donc d’indemnités journalières avec des conditions spécifiques pour chaque cas. • Les accidents du travail Le salarié victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle occasionnant un arrêt de travail a droit à des indemnités journalières (IJ) de la part de sa Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM), destinées à compenser partiellement la perte de salaire. Indemnités journalières : – Le jour où se produit l’accident est intégralement payé par l’employeur. Les indemnités journalières sont versées à partir du lendemain du jour de l’accident, sans délai de carence. Il en est de même en cas de rechute ou d’aggravation de l’état de santé du salarié. – Les indemnités journalières sont versées pendant toute la période d’incapacité de travail jusqu’à la guérison complète. Elle est égale à un pourcentage du salaire journalier de base. • Arrêt maladie En cas d’arrêt de travail pour maladie, il faut transmettre à son employeur l’arrêt de travail prescrit par son médecin dans les 48 heures. Sous certaines conditions, l’Assurance Maladie peut compenser la perte de salaire en versant des indemnités journalières (IJ) au salarié (égales à 50% du salaire journalier de base). Attention ! Pendant les trois premiers jours de l’arrêt, les IJ ne sont pas versées. C’est ce qu’on appelle un délai de carence. • Assurance maternité L’assurance maternité permet aux femmes enceintes de se faire rembourser les frais liés à leur grossesse et leur accouchement, mais aussi de bénéficier d’un congé maternité. Un certain nombre de visites et d’actes médicaux sont prévus pendant le déroulement de la grossesse et après l’accouchement. Ils sont pris en charge entre 70 % et 100 % (dans la limite des tarifs remboursables de l’assurance-maladie) et dans le cadre d’un parcours de soin coordonné, c’est-à-dire si un médecin traitant a été choisi. Pour obtenir cette assurance maternité, il faut déclarer sa grossesse avant la fin de la 14e semaine et se soumettre aux différents examens médicaux (possibilité ces rendez-vous sur le temps de travail sans retenue de salaire). Il est possible de bénéficier de deux semaines de congés supplémentaires avant l’accouchement, sur prescription médicale. Congé de paternité et d’accueil de l’enfant Le père peut bénéficier d’un congé de paternité et d’accueil de l’enfant de 11 jours consécutifs (ou 18 jours en cas de naissances multiples). Ce congé entraîne la suspension du contrat de travail. A savoir : – Avertir son employeur au moins 1 mois avant la date de début de congé envisagée – Le congé doit être pris dans un délai de 4 mois suivant la naissance (sauf cas d’hospitalisation de l’enfant ou décès de la mère) – Les indemnités journalières sont attribuées et calculées dans les mêmes conditions que celles de la maternité.

[2014.05.29] La couverture maladie universelle

La CMU permet à tous d’accéder à une prise en charge de ses soins. Pour en bénéficier, tu dois remplir les conditions suivantes : – ne pas avoir droit aux prestations en nature d’un régime d’assurance maladie et maternité – résider en France de manière stable et régulière Avec la CMU tu as droit à l’ensemble des prestations en nature de l’assurance maladie, dans les mêmes conditions que tous les assurés sociaux : – tu dois respecter le parcours de soins coordonnés – tu seras remboursé selon les taux de remboursements habituels (consultation médicale, médicaments, hospitalisation, etc.) + d’infos : adresse-toi au bureau de renseignements de ta caisse de Sécurité Sociale ou à l’Assistante sociale de ta ville.

[2014.05.29] Amour et sexualité

Premiers amours, premiers émois, premières expériences sexuelles… Ados ou jeunes adultes nous entrons dans un univers qui nous est souvent inconnu ou mal connu. Se désirer, vivre des relations sexuelles, cela exige de se respecter, de se connaître l’un l’autre, d’être responsable. Il faut connaitre son corps, sa personnalité celle de son/sa partenaire et ne pas avoir peur de s’informer. + d’infos : – Mouvement Français pour le Planning Familial : Trouve le centre le plus près de chez toi sur www.planning-familial.org – Fédération nationale des Centre de Préparation au Mariage : www.preparation-mariage.info – Centre de Liaison des Équipes de Recherche 65 boulevard de Clichy – 75009 PARIS – Tél : 01 48 74 87 60 www.cler.net – Couples et Famille 28 place Saint-Georges – 75009 PARIS – Tél : 01 42 85 25 92 couplesetfamille@free.fr Et n’oublie pas : – Une méthode contraceptive se choisit à deux, dans le respect de l’un et de l’autre. – Utiliser un moyen contraceptif ne veut pas dire être obligé de faire l’amour si on en n’a pas envie. – S’informer ne veut pas dire que l’on décide d’avoir maintenant des relations sexuelles. Un véritable amour a des exigences, faisons tout pour le réussir ! • L’amour sans risque En 2012 en France, 6 300 personnes ont découvert leur séropositivité, environ 150 000 personnes sont porteuses du virus et à peu près 50 000 porteurs ignorent qu’ils le sont. Les régions les plus touchées par cette maladie sont l’Ile de France, la Guyane et la Côte d’Azur. Il est donc important que d’éventuelles relations sexuelles s’établissent dans la confiance. Pour cela, il faut être informé sur les modes de contamination et les risques, oser en parler, se sentir responsable de soi et de son/sa partenaire et ne pas hésiter à passer un test de dépistage (anonyme et gratuit, il sera bientôt aussi possible de procéder à des tests salivaires très fiables chez soi), afin d’entamer une relation dans la vérité. + d’infos : – Sida Info Service 0800 840 800 (appel confidentiel et gratuit) – Centre Régional d’Information et de Prévention du Sida : www.lecrips.net – Chrétiens & sida : 30 rue Boucry – 75018 Paris Tél : 09 67 44 89 81 chretiens.sida@gmail.com

[2014.05.29] Les PAIO et missions locales

Ces deux structures sont créées à l’initiative des collectivités locales ou de l’administration. Elles s’adressent aux jeunes de 16 à 25 ans et leur proposent des services gratuits. • Les Permanences d’Accueil d’Information et d’Orientation (PAIO) Les PAIO s’adressent aux jeunes qui rencontrent des difficultés pour intégrer une formation, construire un itinéraire d’inscription professionnelle, trouver des modalités de qualification professionnelle… Les conseillers aident les jeunes à définir un itinéraire de formation, leur font connaître les stages destinés aux jeunes en difficulté, sont en relation avec les entreprises locales, aident à négocier des contrats de travail… Ils assurent un suivi des jeunes qu’ils reçoivent. Sur beaucoup de territoires les PAIO se sont transformées en Mission locales. • Les Missions locales Leur objectif est de soutenir les jeunes en difficulté en les aidant à construire un itinéraire d’insertion sociale et professionnelle. Tous les acteurs de la vie économique et sociale locale (administrations, associations, élus, organisations d’employeurs et de salariés) sont représentés au sein du Conseil d’administration des Missions locales, qui développent, avec tous ces partenaires locaux, des initiatives originales : qualification des jeunes, mise en situation de travail… L’insertion des jeunes dans le cadre d’une politique de développement local devient possible grâce à cette mobilisation générale. L’activité des Missions locales fonctionne en partenariat avec les travailleurs sociaux et les agences locales du Pôle Emploi, les organismes de formation et les Chambres de commerce et des métiers. • Le Contrat d’Insertion dans la Vie Sociale Conclu pour un an renouvelable entre le jeune et une Mission locale / PAIO, le CIVIS est un accompagnement renforcé vers l’emploi. Il concerne les jeunes de 16 à 25 ans révolus, de niveau Bac ou inférieur. Les bénéficiaires sont suivis par un conseiller au cours d’entretiens hebdomadaires, puis mensuels.

[2014.05.29] La formation professionnelle

La formation professionnelle tout au long de la vie constitue une obligation nationale. Il existe différents moyens d’accéder à la formation, que nous vous présentons ici. • Le Droit Individuel à la Formation (DIF) Le DIF permet aux salariés de bénéficier tout au long de leur vie d’un véritable droit au développement de leurs compétences. – Temps de formation : majoritairement hors temps de travail (possibilité de réalisation partielle ou totale pendant le temps de travail). – Rémunération : si hors temps de travail, perception d’une allocation de formation. – Capitalisation : 20 heures par année d’ancienneté pour un salarié à temps plein (plafond à 120 heures). L’employeur est tenu d’informer par écrit et annuellement le salarié du nombre d’heures capitalisées. Par principe, les heures capitalisées au titre du DIF ne sont pas transférables. La loi prévoit néanmoins que le DIF puisse être utilisé sous certaines conditions en cas de démission et de licenciement. – Conditions : être en contrat à durée indéterminée (CDI) et avoir au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise. Les salariés en CDD peuvent en bénéficier à condition d’avoir travaillé au moins 4 mois au cours des 12 derniers mois. Le volume d’heures acquis au titre du DIF est calculé au prorata de la durée de leur contrat. – Procédure : la demande se fait à l’initiative du salarié, qui a besoin de l’accord de son employeur. A compter du dépôt de la demande, l’employeur a 1 mois pour y répondre (l’absence de réponse valant acceptation). – Refus de l’employeur : en cas de désaccord pendant deux années civiles consécutives, le salarié peut présenter sa demande à l’OPACIF (Organisme Paritaire Agréé au titre du Congé Individuel de Formation). • La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) La VAE permet de faire valider les acquis de son expérience en vue d’obtenir tout ou partie d’un diplôme ou d’un titre, ou d’accéder à un cursus de formation. Toutes les activités, y compris bénévoles, sont prises en compte. Tous les publics ont accès à la VAE : salariés, indépendants, bénévoles, demandeurs d’emploi… dans la mesure où ils peuvent justifier d’une expérience d’au moins trois années en rapport avec la qualification demandée. • Le Congé Individuel de Formation (CIF) Pour recourir au CIF, il faut – sauf cas particuliers, disposer d’une ancienneté d’au moins 2 ans en tant que salarié, dont 12 mois dans son entreprise actuelle. L’autorisation de l’employeur est obligatoire (l’avertir par lettre recommandée). La formation doit avoir une durée d’au moins 35 heures. Le stagiaire continue d’être rémunéré par son employeur, qui se fera rembourser par l’organisme paritaire. Les frais de formation sont pris en charge par ce dernier. + d’infos : CIO, Pôle emploi, Organismes de formation dans l’entreprise (D.P, C.E, FONGECIF…) • Le Congé de formation économique, sociale et syndicale (Loi du 30/12/1985 Art. L 451-1 et suivants du Code du Travail) Ce congé (partiellement rémunéré dans les entreprises d’au moins 10 salariés) permet de favoriser la formation sociale des salariés. Sa durée est de 12 jours et il ne peut être cumulé avec le congé cadre jeunesse.

[2014.05.29] L’apprentissage

Le but de l’apprentissage est d’apporter une formation générale, théorique et pratique en vue d’obtenir un diplôme de l’enseignement technique (CAP, BTS…). C’est une alternance entre travail en entreprise et formation au Centre de Formation des Apprentis (CFA). Pour entrer en apprentissage, il faut avoir entre 16 et 25 ans. • Statut et salaire Le jeune est considéré comme « apprenti étudiant des métiers » : – D’une part, il reçoit de son établissement une carte nationale d’apprenti. Valable un an, elle permet de faire valoir la spécificité de son statut pour bénéficier de réductions tarifaires – D’autre part, un contrat le lie à son employeur. L’apprenti a droit à un salaire dès le début de l’apprentissage, qui dépend de l’âge et de la période de formation. Le salaire minimum de l’apprenti est fixé en pourcentage du SMIC, croissant par année d’apprentissage et selon l’âge. Rémunération mensuelle minimale des apprentis Situation Moins de 18 ans 18-20 ans 21 ans et plus 1ère année 361,35 € 592,61 € 766,05 € 2ème année 534,79 € 708,24 € 881,68 € 3ème année 766,05 € 939,50 € 1 127,40 € • Durée de la formation La durée normale du contrat d’apprentissage est de 2 ans. La formation au CFA doit être au minimum de 400 heures par an, et le travail accompli chez le patron doit être formateur : le CFA et l’inspecteur d’apprentissage doivent y veiller. En fin de formation, l’apprenti passe son diplôme (du CAP au Master). L’employeur doit lui délivrer, à la fin de son contrat, un certificat du travail. • Durée du travail Voir en page XXX (faire un lien interne) • Repos et congés – Un repos hebdomadaire de deux jours consécutifs est obligatoire. – Dans les entreprises bénéficiant d’une dérogation, les apprentis, dans la mesure où ils suivent le rythme de l’entreprise, peuvent travailler le dimanche. – Tous les jours fériés sont chômés pour les moins de 18 ans. – Tous les mois, les apprentis cumulent 2 jours et demi de congés, soit 5 semaines par an.

[2014.05.29] T’engager dans ton établissement scolaire

Dès le collège, tu peux t’engager pour faire entendre ta voix et celles de tes copains. Etre délégué de classe est la première étape et permet non seulement de représenter ses camarades au Conseil de classe, mais aussi d’accéder à d’autres instances représentatives pour porter des projets, donner son avis sur divers sujets touchant à ton établissement et à la vie des élèves… De vraies expériences à tester ! • Etre délégué de classe Des textes de loi définissent le rôle du délégué et encadre son élection. Notamment : – Deux délégués sont élus par classe, dans la sixième semaine de cours. L’élection a lieu à bulletins secrets. – Le délégué est porte-parole de sa classe, auprès de l’administration, des élèves de sa classe, des professeurs… – Il peut être aidé par ses camarades dans ses démarches et tâches pratiques (affichage, cahier de textes…) – Il doit informer sa classe de son travail, oralement ou par écrit (il peut proposer une heure pour débattre de ce qu’il va porter au Conseil de classe, faire circuler un cahier de revendications-propositions…) – L’assemblée des délégués élit ses représentants au Conseil d’Etablissement, d’administration et au Conseil de la vie lycéenne. L’élection se déroule de la même manière que l’élection du délégué de classe. Formation des délégués : sous l’autorité du Chef d’établissement, le conseiller d’éducation – ou celui qui en fait fonction, doit élaborer et mettre en place une méthode de formation des délégués de classe (apprendre à participer à un débat, à conduire une réunion, etc). • Le Conseil de classe Il y a a minima un Conseil de classe par trimestre. Ce sont les deux délégués qui y représentent les autres élèves de la classe : si tu as des choses à dire ou à demander, n’hésite pas à le faire par leur intermédiaire. Les délégués peuvent d’ailleurs demander une heure de préparation du Conseil de classe avec l’ensemble des élèves. • Le Conseil des délégués pour la Vie Lycéenne (CVL) Au lycée, le CVL rassemble tous les délégués de l’établissement, qui donnent leur avis sur le règlement intérieur, les problèmes de cantine, le travail scolaire, peuvent proposer d’organiser des événements… • Le Conseil d’administration (CA) Le CA regroupe 30 membres pour les établissements de plus de 600 élèves, et 24 membres pour les établissements de moins de 600 élèves : – 10 membres de droit (membres de l’administration, élus locaux) – 10 représentants du personnel (enseignants, personnel administratif) – 10 représentants élus des usagers (élèves et parents d’élèves). Les élèves sont des délégués de classe élus par les autres délégués. Ils représentent tous les élèves de l’établissement. Sur proposition du Chef d’Établissement, il vote le budget et le règlement intérieur. Il donne avis sur l’organisation du temps scolaire, les créations et les suppressions de sections et options, sur l’utilisation des locaux scolaires, la discipline dans l’établissement… Le CA se réunit au moins trois fois dans l’année. Si toi et tes copains avez envie de présenter un projet sur votre collège ou lycée, c’est le CA qui prendra les décisions nécessaires. Profites-en c’est un bon moyen de t’exprimer dans ton bahut !

[2014.05.10] Ils sont arrivés !

Ça y est ! Ils sont arrivés, ils sont tous beaux, les agendas et calendriers JOC 2015 sont disponibles. Cette année le calendrier revient sur les 5 ans de la conduite 2010-2015 du mouvement. Prend contact avec la JOC pour les commander : contact@joc.asso.fr ou au 01 49 97 00 00

[2014.05.01] « Rassemblés pour nos droits » : Agissons aujourd’hui pour nos droits de demain ! Inscris toi vite ici !

La JOC aura son rassemblement national du 10 au 14 juillet 2014 à Jambville (78). Allons-y « Droits devant » ! (Inscris toi vite ici !) Etape importante de la campagne d’année, cet évènement est l’occasion de montrer une JOC dynamique et force de propositions. Par son orientation votée en mai 2011, la JOC veut que nous, jocistes, puissions développer notre esprit critique pour agir sur nos conditions de vie. Alors pendant ces 5 jours, allons débattre et porter les problématiques liées aux droits des jeunes. Pas de panique ! Nous avons déjà l’habitude de porter la parole des jeunes ! Souviens-toi de l’année dernière avec les Etats Généraux de l’avenir pro, les 6 propositions de la JOC ont été entendues par le gouvernement. Nous avons eu aussi l’occasion de le faire lors des Etats généraux de l’emploi des jeunes, Pari Apprentis, La Jeunesse [ça] se cultive, Apprentis tous debout… Cette année en tant que : • Jeune en équipe, toi aussi tu peux faire entendre ta voix ! C’est ta vie et celle de tes copains que les responsables de fédération vont remonter ! c’est donc important que tu les aides à préparer ce rassemblement. • Responsable ou trésorier d’équipe, ou encore en tant que responsable de projet tu as été formé à la session de novembre 2013 pour être encore plus au service de tes copains. C’est le moment de passer à l’action ! • Responsable fédéral, porte les couleurs de ta fédération et sa réalité. Nous serons 600 jocistes à représenter toute la jeunesse ! Un tel évènement national permettra de rendre visible l’action de la JOC alors pour être efficace et que les propositions partent vraiment de nos réalités de vie, nous travaillerons par catégorie. Collégiens, apprentis, lycéens, étudiants, travailleurs et jeunes en recherche d’emploi. Faisons de cet évènement, notre assemblée nationale ! Lors du Temps fort militant de janvier et février, chaque région a élaboré des constats sur la connaissance des jeunes de leurs droits et le respect de ceux-ci. Puisque nous voulons un rassemblement qui porte l’aspiration des jeunes au niveau national, nous échangerons sur ces constats. C’est aussi l’occasion de rencontrer des jocistes venant de Pologne, d’Angleterre, d’Italie, d’Espagne, du Portugal. Avec eux, nous découvrirons alors la réalité des autres pays d’Europe. Pendant ces 5 jours, ensemble, nous pourrons alors imaginer et construire de nouveaux droits. Comme à l’Assemblée Nationale nous nous réunirons en séance plénière pour revendiquer nos droits et proposer des projets de loi, nous les débattrons ensemble. Et nous les ferons voter. En plus, tu pourras te former au droit du travail, apprendre à argumenter,… Des temps sont aussi prévu pour que tu puisses échanger avec les copains de ta fédération, cela permettra de continuer à faire le lien avec la vie de ta fédé et de construire des souvenirs ensemble ! Il y aura également des jeux, un village du monde et la présence de nos partenaires (CFDT, CGT, CCFD-Terre Solidaire…). N’oublions pas que lors de la deuxième année de la campagne d’année « Droits devant », nous passons à l’« agir » ! Chaque catégorie construira pendant ce rassemblement ses propres outils qui lui permettront de débuter l’année en force ! Pour cela, plusieurs temps sont prévus pour se retrouver et débattre ensemble. Ça y est tu es motivé, maintenant tu te demandes comment t’inscrire ? C’est simple, ce sont tes fédéraux qui ont la feuille d’inscription. Prend contact avec eux et vois comment vous pouvez vous organiser pour faire un départ groupé. C’est aussi à eux que tu devras donner la participation financière. Et oui un rassemblement comme ça ce n’est pas gratuit ! Que tu viennes un ou cinq jours c’est 50 euros. Pour participer au rassemblement de cet été, ANTICIPER sera ton mot clé ! Maintenant que tu as réservé les dates du 10 au 14 juillet pour venir au rassemblement national. Il est important que tu t’y prépares. Pour le jeudi 10 juillet midi il faut que tu prévoies un pique-nique Si tu travailles, pense à poser tes congés. Et n’oublie pas le congé Jeunesse : Il concerne toutes et tous les employé-e-s et apprenti-e-s de moins de 30 ans qui s’engagent bénévolement en faveur de la jeunesse. Ils ont ainsi droit à cinq jours de congés supplémentaires par année. +d’infos vosdroits.service-public.fr Pour que chaque jeune en responsabilité sur ta fédération puisse venir sans aucun souci, prévoyez dès maintenant des actions financières. Ventes des calendriers de la JOC, vente de gâteaux, vente de muguets, vide-brocante …. Des fédérations organisent des repas solidaires, d’autres distribuent le journal paroissial… Autant d’idées pour réduire tes frais ! Pour le couchage c’est sous tente. Alors renseignez-vous auprès de la mission ouvrière, des scouts et autres partenaires locaux s’ils ont des tentes et des matelas à vous prêter. Attention, c’est la période des camps d’été alors c’est dès maintenant qu’il faut les réserver. Si vous venez en train, pensez à prendre vos billets au plus tôt. Trois mois à l’avance, vous aurez des billets Prem’s ou tarif découverte avantageux même sans carte de réduction. Dès maintenant, marque une date dans ton agenda pour aller chercher les billets ! Surtout que les transports ne sont pas pris en charge par le national !    

[2014.05.01] Message des Mouvements Européens de la CIJOC pour le 1er mai 2014

Message des Mouvements Européens de la CIJOC pour le 1er mai 2014 Cette année de nouveau, nous nous mobilisions pour célébrer la fête du 1er mai. Nous gardons bien en mémoire la lutte des ouvriers de Chicago, qui en 1886 se sont mobilisés pour la journée de travail de huit heures, ainsi est née cette fête du 1er mai. Cette année encore, nous sortons dans la rue pour défendre nos droits, nous sortons dans la rue pour dire qu’un autre monde est possible. En ce 1er mai 2014, les mouvements JOC d’Europe ont décidé de dénoncer des situations qui ne permettent pas la dignité des jeunes. Nous dénonçons la situation du chômage des jeunes en Espagne. La dernière enquête sur la population active en Espagne révèle que 55,1% des jeunes âgés de moins de 25 ans sont au chômage. Ce ne sont pas seulement des statistiques, la véritable tragédie, c’est la vie derrière ces chiffres : des milliers et des milliers de jeunes qui ne peuvent pas atteindre leurs projets personnels. En plus de ces données sur le chômage, il faut ajouter le travail temporaire, les taxes de plus en plus fortes de l’école, la diminution du nombre de bourses et de subventions, le nombre de jeunes gens qui vont à l’étranger pour trouver un emploi, et la scandaleuse réalité de ceux qui viennent en Espagne pour trouver un emploi et trouvent nos portes fermées. Nous dénonçons les conditions de vie des jeunes au Portugal. En effet, le taux des moins de 25 ans au chômage est de 36,3% et bon nombre de jeunes qui vivent de petits boulots. Certains, en situation de chômage, sont obligés de faire des formations qui ne sont pas appropriées et qui permettent uniquement de baisser les chiffres du chômage. De plus, nous dénonçons les conditions précaires des salariés, celles-ci ont pour conséquences l’immigration des jeunes. Nous dénonçons le travail au noir et les multitudes de types de contrats de travail en Italie. En Effet, 3 millions de travailleurs italiens n’ont pas de contrat de travail, ils sont non seulement pas protégés, mais aussi dans l’illégalité. Il s’agirait de simplifier la multitude de types de contrats (46 au total) et d’informer les jeunes sur les conséquences de l’économie souterraine et du travail au noir. Nous tenons à réaffirmer que tous les emplois, peu importe leur statut et niveau de rémunération, ont une valeur égale et qu’ils doivent permettre à chaque personne de vivre dans la dignité. Nous pensons que l’Homme doit être au centre, pas le travail. Les mouvements JOC d’Europe soutiennent la JOC d’Angleterre et du Pays de Galles dans cette affirmation. En Hongrie, les jeunes ont du mal à trouver un travail qui correspond à leurs qualifications et qui leur permet de se projeter dans le futur. Beaucoup de jeunes perdent espoir et trouvent que la seule solution est l’émigration. La JOC de Hongrie veut montrer aux jeunes hongrois qu’aller à l’étranger n’est pas la seule réponse à cette situation. Nous dénonçons la problématique du lien entre les études et l’emploi à Malte. En effet, les jeunes, et notamment les filles, ne trouvent pas d’emploi en lien avec leurs compétences et qualifications après avoir fait des années d’études. Ils se retrouvent donc au chômage ou dans des emplois sous qualifiés. Leur seule alternative est l’immigration. La JOC de France dénonce un recours systématique aux emplois précaires et aux contrats courts lorsqu’il s’agit de salarier un jeune. Aujourd’hui, 52% des jeunes sont au chômage dans les zones urbaines sensibles. Nous déplorons cette situation qui ne nous permet pas d’avoir un projet de vie ni de nous construire un avenir stable. Ce que nous voulons pour l’Europe : Nous, mouvements JOC des pays européens, nous dénonçons une situation de souffrance des jeunes à cause du système qui préfère faire des bénéfices plutôt que de permettre de donner une chance aux jeunes de se projeter dans leur avenir.Comme le dit notre Pape François ‘’La dignité de chaque personne humaine et le bien commun sont des questions qui devraient structurer toute la politique économique, or parfois elles semblent être des appendices ajoutés de l’extérieur pour compléter un discours politique sans perspectives ni programmes d’un vrai développement intégral.’’203 Nous, mouvements JOC des pays européens, nous voulons construire une Europe pour les hommes, les femmes, les jeunes, les moins jeunes et non pas pour l’argent. Le Pape François nous le rappelle souvent : il faut placer l’Homme au centre et considérer l’Homme comme une richesse, non pas comme un bénéfice. Dans son exhortation, il explique : ‘’De même que le commandement de “ne pas tuer” pose une limite claire pour assurer la valeur de la vie humaine, aujourd’hui, nous devons dire “non à une économie de l’exclusion et de la disparité sociale. Une telle économie tue.’’ 53 Nous voulons réaffirmer que la jeunesse est une richesse pour l’Europe et pas un risque. Nous, mouvements JOC des pays européens, nous voulons construire une Europe avec plus d’égalité, dans laquelle les travailleurs ne sont pas considérés comme des consommateurs. Nous voulons que l’Europe soit une communauté. En ce sens, nous voulons développer la coopération entre les pays, non pas la compétition. Nous voulons une Europe avec des travailleurs qui, malgré différents types d’emplois, soient considérés à valeur égale et respectés dans leur dignité.Nous ne voulons pas que la création de son propre emploi soit la seule alternative. Nous voulons une Europe viable dans laquelle nous pouvons travailler. Nous tenons à construire une union de personnes tout en prenant en compte leurs différences culturelles. Nous affirmons que partager nos cultures constitue une richesse et pas une menace. Nous voulons une Europe qui permette une égalité d’opportunités pour les jeunes. Aujourd’hui, nous subissons une mise en concurrence des jeunes entre eux, alors que nous voulons une coopération entre les pays européens. Nous voulons construire une Europe ensemble. Face à cette situation, nous regrettons que la seule réponse de l’Union Européenne soit le développement aux contrats aidés. Nous souhaitons en Europe une jeunesse

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